Bibliothèque numérique libre pour les plus jeunes

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En ce début d’année, une bibliothèque jeunesse numérique et libre a rejoint le projet AbulEdu.

Livres.abuledu.org (puisque c’est le nom de cette bibliothèque) est composée actuellement de 72 ouvrages (albums, bandes dessinées et romans) de littérature jeunesse. On y retrouve des « classiques » (L’appel de la forêt, Contes de Grimm, …) mais aussi des créations originales (Le grand voyage, La révolte des insectes volants, …).

Bonus supplémentaire : les ouvrages présentés par livres.abuledu.org sont tous sous licence libre ou appartenant au domaine public. Il est possible de télécharger chaque ouvrage gratuitement et librement (droit de modifier par exemple) selon différents formats en fonction des œuvres (.pdf, .epub, .odt, …).

Mais ce n’est pas tout ! livres.abuledu.org va au-delà d’un « simple » site agrégeant les ouvrages de littérature jeunesse. En effet, ceux-ci sont syndiqués selon la norme OPDS, il est donc possible des les importer directement sur une liseuse ou sur une tablette (à condition bien sûr que la norme OPDS soit supportée). Nous avons testé cette option avec succès sur les applications android Cool Reader et FBReader.

Si vous avez connaissance d’un ouvrage qui mériterait de rejoindre les rayons virtuels de cette bibliothèque, n’hésitez pas à nous le signaler en complétant ce document

 

Documents joints :

Paramétrer l’application Cool Reader

 

#EcoleEntreDansEreMicrosoft

Lundi, nous apprenions que le Ministère de l’Éducation Nationale avait signé un « parternariat » avec Microsoft ; celui-ci visant à renforcer « l’accompagnement proposé par Microsoft dans le cadre du Plan Numérique à l’École en cours de déploiement ». En tant qu’association promouvant des solutions libres et éthiques dans les écoles, ce type de partenariat nous dérange autant qu’il nous choque.

Il nous choque tant il donne l’impression que Microsoft achète à l’EN ses futurs utilisateurs et au-delà leurs données personnelles qui pourront être monnayées et revendues. En effet, pendant leur scolarité, les élèves, collégiens et lycéens seront formés à utiliser les outils et logiciels Microsoft par leurs enseignants (eux-même formés par d’autres enseignants : le réseau MSProfExpert, vous connaissez ?). Vers quels outils se tourneront ces jeunes une fois devenus adultes ? L’esprit critique, la distanciation nécessaire vis à vis du fonctionnement du numérique ne leur aura jamais été apprise (Où sont stockées mes données ? Qui y a accès ? Que se passe-t-il lors de la mise à jour de mon système d’exploitation ? etc.)  : ils feront confiance aveuglément aux outils qu’ils connaissent et deviendront des clients de Microsoft. Ça ressemble fichtrement à un retour sur investissement….

Ce partenariat nous inquiète pour plusieurs raisons. D’une part il semble n’être qu’une étape dans une stratégie plus évoluée qui remonte à au moins quatre ans :

 

D’autre part, il permet à Microsoft d’intégrer ses solutions de suivi personnalisé de l’évolution de l’apprentissage de chaque élève avec des « algorithmes d’analyse ». Il est certes précisé que ces algorithmes devront faire l’objet d’un « suivi éthique et juridique » mais est-il réellement possible d’analyser un algorithme dont le code source est protégé ? Les récents événements concernant le logiciel permettant de fausser les tests antipollution et implanté dans certains véhicules nous laissent perplexes. Il y a quelques années, l’arrivée de BE1D  avait soulevé une vague de protestation alors que les données étaient stockées en France, sur une application du MEN, et disponible uniquement aux directeurs et IEN (et partiellement aux municipalités). Huit ans plus tard, nous sommes prêts à laisser un accès libre à Microsoft à la scolarité complète de nos élèves ???

Enfin, il nous inquiète car il est raisonnable de penser que les autres géants du numérique (GAFAM) et en particulier Google et Apple vont à leur tour proposer ce type de partenariat.

 

Pourtant il existe des solutions libres, éthiques, respectueuses des utilisateurs et adaptées au système éducatif. Ces solutions, allant du logiciel aux services de cloud, permettent aux élèves d’exercer leur esprit critique, tout en formant une diversité d’offres non hégémonique garantissant l’indépendance.

Parmi ces solutions et ces acteurs, il y a bien sûr Framasoft et son initiative « degooglisons internet« , nos copains de l’April et de Primtux et tant d’autres… Bien évidemment, il y a aussi AbulÉdu, en mesure de proposer diverses solutions allant du serveur au système d’exploitation en passant par les logiciels et autres services (réseau social, nuage, entrepôt de données, etc.), le tout sous licence libre, hébergé en France, respectueux de ses utilisateurs et développé par une communauté dont une entreprise basée en France et payant la totalité de ses impôts à l’État français (à l’inverse de Microsoft).

 

Pour toutes ces raisons, nous avons décidé de cosigner le communiqué de l’April et que dans les prochains jours nous enverrons également un courrier/courriel au Ministère de l’Éducation Nationale afin de présenter notre position. Si vous avez encore un peu de temps, nous vous invitons à (re)découvrir la réaction de Framasoft à ce sujet (en plus TabulEdu y est citée : merci les ami(es)).

tutoriels ffdiaporama

Je suis intervenu dans une école afin d’accompagner des élèves de CM1 dans la création d’un diaporama vidéo. Ce diaporama est composé des photographies, mais aussi d’extraits vidéos.

Le logiciel ffDiaporama m’a semblé tout indiqué pour ce projet. Afin de leur laisser un maximum d’autonomie, j’ai créé quelques documents « aide mémoire » :

  • l’interface du logiciel
  • importer une vidéo
  • ajouter une photo
  • ajouter une transition
  • ajouter un titre
  • couper une vidéo
  • morceler une vidéo
  • supprimer le son d’une vidéo
  • ajouter une bande son

Télécharger l’ensemble des fiches : tuto_ffdiapo

(ffDiaporama est disponible sur Tabuledu)

 

 

Créer un album codé avec Tabulédu

Dans un album codé, toutes les images sont représentées par des symboles. A condition que l’album (ou l’histoire) initial soit connu des enfants, il y a de nombreux intérêts à travailler sur des albums codés, voire même à en coder : accès au sens par la symbolisation, structuration de l’espace et du temps, etc.

Je me suis essayé au codage d’album selon cette méthodologie :

1/ Préparation du matériel

Trouver un album, une histoire, un conte dont le contenu est accessible aux enfants et ne comportant pas trop de personnages (la symbolisation serait alors trop complexe) et diffusable (importance de la notion de « droits d’utilisation ») afin de faire de cet album une R.E.L. (ressource éducative libre). Mon choix s’est porté sur « The three little pigs« .

Trouver un logiciel pour créer mes images. Je n’ai pas eu besoin de chercher longtemps et je me suis tourné vers TuxPaint (présent nativement sur Tabulédu).

Trouver un logiciel pour assembler les images. Là aussi, la recherche a été rapide : Raconte-moi, également présent sur Tabulédu.

 

2/ Préparation d’un storyboard

Découpage du conte en plusieurs « étapes ». Chaque étape correspondra à une image de l’album.

storyboard0

 

3/ Création des images avec TuxPaint

final2

 

4/ Mise à jour du stobyboard

storyboard1

5/ Assemblage de l’album avec Raconte-moi.

Petit conseil : utiliser un micro (micro-casque) pour l’enregistrement des voix.

 

6/ Publication de l’album.

 http://raconte-moi.abuledu.org/w/8422-album_code_3_petits_cochons-2

Composer une image avec LibreOffice

A la demande d’une enseignante, je suis intervenu (en tant qu’animateur informatique) dans sa classe de CE1. Elle souhaitait que j’aborde avec ses élèves la composition d’image numérique.

Chaque élève devait être capable de produire une image avec un fond et plusieurs éléments sur le « premier plan ».

Pour cela, nous avons utilisé le module draw de LibreOffice.

Dans un premier temps, j’ai présenté de manière collective (vidéo projecteur) les différentes manipulations :

  • créer une page vierge ;
  • ajouter le fond ;
  • fixer le fond sur la page ;
  • ajouter une autre image sur le fond ;
  • redimensionner cette image ;
  • la « tourner » ;
  • etc.

Puis, par groupe, les élèves se sont initiés à ces manipulations. Nous disposions de 5 ordinateurs, j’animais l’atelier informatique avec (environ) 1/3 de la classe, 2 élèves par ordinateur ; nous avons donc effectué 3 rotations de 45 min.

J’avais au préalable « préparé » les ordinateurs avec des images de fond et d’autres images selon 3 thèmes différents (la mer, l’espace et Noël) : un dossier par thème et dans chaque dossier, 2 sous-dossiers (fonds et images).  En plus d’apprendre à composer une image numérique, les élèves se familiarisaient ainsi avec l’organisation arborescente du disque dur (B2I).

Ils se sont très rapidement approprié l’outil et quelques interventions de ma part ont permis de lever certains obstacles. Les résultats produits en 45 min. ont été au-delà de ce que je pensais…

Je suis parti en leur laissant un aide mémoire que j’avais préparé et que je joins à cet article.

Comme je n’ai pas pensé à solliciter leur autorisation pour publier leur production sur ce blog, je ne peux pas illustrer mon propos : il va falloir me croire sur parole 😉

depart

monImage

Composer une Image avec LibreOffice

Remarques :

  • pour les images de premier plan, j’ai allègrement puisé sur le site openClipart qui propose des images « libres de droits ». Par ailleurs, les images sont au format .png ; le fond est donc transparent.
  • pour les images de fond : quelques mots-clés judicieusement saisis dans un moteur de recherche.

Recyclage de Tw’Haiku

En parcourant les projets de BabyTwit, je suis tombé sur Tw’Haiku 2013 qui déjà à l’époque m’avait intéressé, mais comme je n’avais pas de classe pour un temps assez long (je suis remplaçant), j’avais laissé tomber…

Il s’agissait d’écrire des Haïkus sur un thème imposé (une photo) et de les partager grâce à BabyTwit. Cette année, j’ai une classe de cycle 3 à trois niveaux, c’était l’occasion de revenir sur ce projet. Mais tout seul !

J’ai donc récupéré la première photo que j’ai présentée aux élèves sur le TBI. Après les avoir laissé parler sur cette image, je leur ai présenté quelques réalisations issues de BabyTwit. Nous avons alors dégagé les règles à respecter en particulier sur la métrique (trois vers de 5, 7, 5 syllabes). Et hop, ils se sont mis au travail deux par deux. Chaque groupe a présenté sa réalisation à l’ensemble de la classe, puis l’a recopiée sur une feuille A4 sur laquelle était imprimée l’image du jour.

En APC, le soir même, les enfants ont saisi leur Haïku grâce au logiciel AbulÉdu MiniTexte, l’ont sauvegardé dans leur AbeBox personnelle puis l’ont imprimé.

Les textes imprimés ont ensuite été découpés puis collés sur une feuille A3, avec l’image en entête. Le tout est affiché au mur de la classe.

Affichage des Haïkus

Affichage des Haïkus

C’est une activité très facile à mettre en œuvre, il est intéressant pour les élèves de confronter leurs créations à celles de leurs alter ego sur BabyTwit 🙂

Des percus et des twits… c’est possible

L’année scolaire 2103-2014 des écoles de Côte d’Or et de Meurthe-et-Moselle se sont lancées dans le projet Percu’twit.

Les classes participantes avaient pour « mission » de produire des partitions en utilisant un codage commun puis de les proposer sur Babytwit.

Chacun disposait alors d’un corpus de partitions que les élèves pouvaient intérpréter. Ils avaient aussi la possibilité d’enregistrer leur prestation et de proposer le fichier sonore sur Babytwit.

percutwit4

Un dossier d’accompagnement était proposé aux enseignants. Il leur permettait d’aborder la pratique des percussions au sein de leur classe. Les notions de son bref/résonnant/entretenu, de nuances, et de codage étaient proposées au travers d’une progression de séances construite autour du jeu du chef d’orchestre. Chaque notion était illustrée par une liste d’extraits musicaux.

Dossier d’accompagnement

Enfin, pour que les élèves puissent se familiariser à l’utilisation de Babytwit et à la production de messages courts, l‘équipe d’animation posait régulièrement des questions autour des oeuvres écoutées auxquelles les participants pouvaient répondre.

percutwit1 percutwit2 percutwit3

Une groupe « percutwit » a été créé sur Babytwit à l’occasion de ce projet.

 

 

#1418MPLF : Carte collaborative

Objectif : construire une carte collaborative des poilus morts pour la France au cours  de la première guerre mondiale.

 

Comment s’y prendre ?

Sur tous les monuments aux morts de France sont consignés les noms des personnes originaires du
village qui ont été tuées lors des différents conflits.

           noms1_pf                 noms2_pf

 

Le site « Mémoire des Hommes » propose une base nominative des hommes engagés dans le conflit
de la première guerre mondiale.

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

En effectuant une recherche sur ce site à partir des noms présents sur le monument aux morts, il est
possible de retrouver une trace de ces personnes et de connaître l’endroit où un soldat est tombé au
combat.

memHom1

memHom2

Il reste alors à renseigner la carte collaborative en ajoutant un repère (un code couleur par région de
France d’origine) et en complétant ce repère avec le nom, le prénom , la ville et le département
d’origine du soldat ainsi recensé. On peut aussi ajouter la date du décès à côté du nom.

 

http://umap.openstreetmap.fr/fr/map/1418mplf_14857

umap1umap2

 

Enfin, annoncer l’ajout de ce repère avec un message du type :
#1418MPLF nom prenom (Département), tombé en 191x à VILLE (Département)
#1418MPLF PERRIN Albert (54) tombé en 1916 à HAUDIOMONT (55)

Tutoriel complet, détaillant le code couleur utilisé :

1418MPLF