Bibliothèques et transmission du savoir

Le métier des bibliothécaires évolue (ou pourrait évoluer) sous la pression des espaces multimédia — présents dans les médiathèques notamment — et de la demande récente d’utilisateurs qui ne se contentent plus d’être des consommateurs.

Pour dénouer les crispations entre défenseurs du livre et partisans d’internet, plusieurs pistes s’ouvrent. La formation de deux jours organisée par l’ENSSIB fin mai a regroupé une dizaine de stagiaires désireux d’explorer une de ces pistes, celle des communs de la connaissance dont Wikipédia est un exemple, du moins en partie.

Les communs kezako ?

Les intervenants ont déposé leur support ici

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Thymio chez les seniors

Pour la deuxième séance de robotique au club informatique de Pujols/Ciron (banlieue bordelaise), le maestro propose, après une petite révision, de lancer le « mode avancé » du logiciel libre ASEBA, qui permet de disposer de fonctionnalités supplémentaires. Il a confié un robot à chaque groupe, pointe sa maxi baguette sur l’écran pour guider la découverte et jubile lorsqu’il y a conflit… à l’écran.

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Quelques outils Framasoft

Enseignant et membre de l’association AbulÉdu-fr, je me permets de vous soumettre quelques outils et remarques valables pour les projets utilisant des outils non libres tels que  Google Forms, Dropbox, etc… Nous sommes particulièrement vigilants sur Babytwit à recommander aux enseignants de modifier leurs pratiques en suivant ces conseils.

Sans tomber dans un syndrome paranoïaque, il nous semble important, notamment en tant qu’enseignants soumis à des principes de neutralité, de ne pas renforcer une omniprésence de certains organismes sur le Net.
Si nous formons de futurs citoyens, il nous parait aussi important de considérer qu’ils seront (et sont déjà) aussi des citoyens du monde numérique à éduquer.  À qui confions-nous nos données ? À quel prix ?

Si beaucoup de ces outils sont gratuits, c’est en grande partie parce que les données qu’ils récoltent sont revendues à des sociétés commerciales qui les exploitent de manière ciblée, donc très efficace.

Aussi, et c’est en partie ce qui nous a poussés à créer Babytwit, est-il de notre devoir de ne pas confier toutes nos données à ces organismes qui les récupèrent pour les revendre et former le Big-Data. Qui lit scrupuleusement les Conditions Générales d’Utilisations que Google modifie régulièrement et nous oblige à accepter ?

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Le Terrier d’antan

Petit coup de nostalgie quand François Audirac a souhaité déposer sur data les illustrations conçues il y a quelques années quand nous avons réalisé combien l’interface des logiciels du Terrier était en décalage avec les applicatifs proposés par ailleurs aux écoliers.

Il ne s’agissait pas du tout d’ergonomie, mais uniquement d’image, avant l’embauche d’Arnaud Pérat par RyXéo. Éric François dessinait d’un coup de crayon incisif des croquis que F. Audirac vectorisait et colorisait.

Ces productions sont disponibles, dans leur contexte, sur son blog dans ces cinq articles :

Elles ont été déposées sur abulédu-data ce mois-ci, vous pouvez les télécharger une à une selon vos besoins avec ce mot-clé : leterrier abulédu.

Un petit air de fantaisie en relisant le conte écrit à l’époque pour les remercier :

20170115-conteduterrier.

Et, pour terminer en littérature, la définition du terrier par André Breton :

« Je suis un POT DE FLEURS de diamètre moyen. La plante que j’abrite a rejeté au dehors toute ma terre pour pouvoir trouver ses aises et activer la circulation de sa sève de l’intérieur à l’extérieur et vice-versa. (TERRIER) » Breton, André. L’un dans l’autre. Paris : Eric Losfeld, 1970.

Bibliothèque numérique libre pour les plus jeunes

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En ce début d’année, une bibliothèque jeunesse numérique et libre a rejoint le projet AbulEdu.

Livres.abuledu.org (puisque c’est le nom de cette bibliothèque) est composée actuellement de 72 ouvrages (albums, bandes dessinées et romans) de littérature jeunesse. On y retrouve des « classiques » (L’appel de la forêt, Contes de Grimm, …) mais aussi des créations originales (Le grand voyage, La révolte des insectes volants, …).

Bonus supplémentaire : les ouvrages présentés par livres.abuledu.org sont tous sous licence libre ou appartenant au domaine public. Il est possible de télécharger chaque ouvrage gratuitement et librement (droit de modifier par exemple) selon différents formats en fonction des œuvres (.pdf, .epub, .odt, …).

Mais ce n’est pas tout ! livres.abuledu.org va au-delà d’un « simple » site agrégeant les ouvrages de littérature jeunesse. En effet, ceux-ci sont syndiqués selon la norme OPDS, il est donc possible des les importer directement sur une liseuse ou sur une tablette (à condition bien sûr que la norme OPDS soit supportée). Nous avons testé cette option avec succès sur les applications android Cool Reader et FBReader.

Si vous avez connaissance d’un ouvrage qui mériterait de rejoindre les rayons virtuels de cette bibliothèque, n’hésitez pas à nous le signaler en complétant ce document

 

Documents joints :

Paramétrer l’application Cool Reader

 

Comment changer de couleur… sous framacalc

Suite à la demande d’une baby-twitteuse du dimanche, qui en profite d’ailleurs pour se réjouir de notre utilisation des logiciels libres, voici deux réponses :

  • Marie Sartori -> Va ds Format, coche Arrière-Plan, choisis la couleur puis OK Enfin Enregistrer les paramètres de : B5 en haut à gauche.
  • Sophie Grail -> a réalisé ce tuto en .odt et en .pdf.

Tutoriel de Sofig en .odt

Tutoriel de Sofig en .pdf

Merci Mesdames.

#EcoleEntreDansEreMicrosoft

Lundi, nous apprenions que le Ministère de l’Éducation Nationale avait signé un « parternariat » avec Microsoft ; celui-ci visant à renforcer « l’accompagnement proposé par Microsoft dans le cadre du Plan Numérique à l’École en cours de déploiement ». En tant qu’association promouvant des solutions libres et éthiques dans les écoles, ce type de partenariat nous dérange autant qu’il nous choque.

Il nous choque tant il donne l’impression que Microsoft achète à l’EN ses futurs utilisateurs et au-delà leurs données personnelles qui pourront être monnayées et revendues. En effet, pendant leur scolarité, les élèves, collégiens et lycéens seront formés à utiliser les outils et logiciels Microsoft par leurs enseignants (eux-même formés par d’autres enseignants : le réseau MSProfExpert, vous connaissez ?). Vers quels outils se tourneront ces jeunes une fois devenus adultes ? L’esprit critique, la distanciation nécessaire vis à vis du fonctionnement du numérique ne leur aura jamais été apprise (Où sont stockées mes données ? Qui y a accès ? Que se passe-t-il lors de la mise à jour de mon système d’exploitation ? etc.)  : ils feront confiance aveuglément aux outils qu’ils connaissent et deviendront des clients de Microsoft. Ça ressemble fichtrement à un retour sur investissement….

Ce partenariat nous inquiète pour plusieurs raisons. D’une part il semble n’être qu’une étape dans une stratégie plus évoluée qui remonte à au moins quatre ans :

 

D’autre part, il permet à Microsoft d’intégrer ses solutions de suivi personnalisé de l’évolution de l’apprentissage de chaque élève avec des « algorithmes d’analyse ». Il est certes précisé que ces algorithmes devront faire l’objet d’un « suivi éthique et juridique » mais est-il réellement possible d’analyser un algorithme dont le code source est protégé ? Les récents événements concernant le logiciel permettant de fausser les tests antipollution et implanté dans certains véhicules nous laissent perplexes. Il y a quelques années, l’arrivée de BE1D  avait soulevé une vague de protestation alors que les données étaient stockées en France, sur une application du MEN, et disponible uniquement aux directeurs et IEN (et partiellement aux municipalités). Huit ans plus tard, nous sommes prêts à laisser un accès libre à Microsoft à la scolarité complète de nos élèves ???

Enfin, il nous inquiète car il est raisonnable de penser que les autres géants du numérique (GAFAM) et en particulier Google et Apple vont à leur tour proposer ce type de partenariat.

 

Pourtant il existe des solutions libres, éthiques, respectueuses des utilisateurs et adaptées au système éducatif. Ces solutions, allant du logiciel aux services de cloud, permettent aux élèves d’exercer leur esprit critique, tout en formant une diversité d’offres non hégémonique garantissant l’indépendance.

Parmi ces solutions et ces acteurs, il y a bien sûr Framasoft et son initiative « degooglisons internet« , nos copains de l’April et de Primtux et tant d’autres… Bien évidemment, il y a aussi AbulÉdu, en mesure de proposer diverses solutions allant du serveur au système d’exploitation en passant par les logiciels et autres services (réseau social, nuage, entrepôt de données, etc.), le tout sous licence libre, hébergé en France, respectueux de ses utilisateurs et développé par une communauté dont une entreprise basée en France et payant la totalité de ses impôts à l’État français (à l’inverse de Microsoft).

 

Pour toutes ces raisons, nous avons décidé de cosigner le communiqué de l’April et que dans les prochains jours nous enverrons également un courrier/courriel au Ministère de l’Éducation Nationale afin de présenter notre position. Si vous avez encore un peu de temps, nous vous invitons à (re)découvrir la réaction de Framasoft à ce sujet (en plus TabulEdu y est citée : merci les ami(es)).

Lettre-info de novembre 2015

Un mois en dents de scie où l’actualité nous a rappelés une fois de plus à nos responsabilités d’éducateurs et d’éducatrices même si nous sommes censés nous limiter à l’instruction de nos élèves.

Côté association, notre secrétaire a accepté de prendre la relève de notre président et nous lui faisons confiance pour prolonger et consolider les engagements et les actions de Jonathan, que nous remercions pour cette année qu’il a marquée de nombreuses avancées.

Invitation aux jeux d'écriture inter-classes sur Babytwit (Sophie G.)

Invitation aux jeux d’écriture inter-classes sur Babytwit (Sophie G.)

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Statistiques d'utilisations de QiRo au 20 novembre (JTesse)

Statistiques d’utilisations de QiRo au 20 novembre (JTesse)

Entrons dans l’ère de l’Éducation Collaborative !

Le numérique redéfinit notre société. De nouvelles formes d’interactions apparaissent, basées sur la publication, la collaboration, le partage
L’École doit tenir compte de ces transformations en permettant aux élèves de développer de nouvelles compétences : être créatif, être innovant et travailler en collectif1.
Pour faire vivre ces pratiques aux élèves, AbulÉdu propose un nouveau service en ligne :
    
logo-qiro

https://qiro.fr

    
Qiro est un service social de questions-réponses. Les utilisateurs y déposent des questions et offrent des réponses collectives en recherchant la plus grande pertinence.
Un système de vote permet de valoriser les contributions en faisant émerger les meilleures questions et les meilleures réponses, afin d’obtenir non pas une solution unique, mais une multitude de solutions.
C’est ainsi que nous comptons voir se constituer une communauté scolaire constituée d’élèves, de classes, d’enseignants, de parents, de médiateurs réunie autour d’un objectif :
Partager la connaissance

 

Cet objectif de partage, porté par AbulÉdu depuis plus de 15 ans, se concrétise notamment par l’utilisation des licences libres dans tous ses outils, logiciels, services et ressources.
Dans QiRo, la licence libre permet aux élèves de s’approprier les ressources et de les recombiner pour en créer de nouvelles.

« On ne comprend que ce que l’on transforme et on ne le comprend que parce qu’on le transforme » Bertold Brecht

[1] François Taddei dans ParisTechReview 12 mars 2015 « Les pratiques collaboratives dans l’Éducation »
 
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